La Chine mène une vaste campagne « répressive » contre un candidat conservateur
Le candidat conservateur dans la circonscription de Don Valley North, Joe Tay, est visé par une vaste opération de « répression » étrangère menée par la Chine, ont révélé lundi les autorités canadiennes chargées de veiller sur l’intégrité des élections fédérales. Connu pour son militantisme lié à la défense des droits de la personne en Chine, M. Tay fait l’objet d’un avis de recherche lancé en décembre dernier par la police de Hong Kong pour ses activités hostiles aux politiques des autorités chinoises. Pékin offre même une récompense de près de 184 000 $ pour son arrestation. Ces opérations Le candidat Joe Tay (Photo d'archives) Photo : Facebook de Joe Tay Parmi les activités détectées, elle mentionne En plus de cette campagne en ligne, les autorités de Pékin sont accusées de faire pression sur des proches de Canadiens vivant en Chine Pour appuyer ses activités de répression transnationales, la Chine a recours à ses missions diplomatiques, à des organisations communautaires liées à la Chine et à des dirigeants communautaires influents, entre autres. Selon Mme Kempton, M. Tay a été mis au courant de cette opération. Les plateformes de réseaux sociaux en ont elles aussi été informées. Il ne s'agit pas d'un seul acte en ligne, mais plutôt d'une série d'actes visant à discréditer un candidat, à faire taire les critiques et les dissidents et à manipuler les renseignements qui guident les électeurs. Les experts chargés de surveiller l'écosystème de l'information numérique pendant les élections fédérales affirment toutefois que M. Tay a été au centre de l’actualité au début de la campagne électorale lorsqu’un ancien candidat libéral, Paul Chiang, a suggéré de le remettre aux autorités chinoises et de récolter la prime offerte contre son arrestation. M. Chiang, qui se représentait dans la circonscription de Markham–Unionville, dans la région de Toronto, a dû se retirer de la course électorale le 1er avril dernier à la suite de ses propos controversés. Peu avant son désistement, le chef libéral Mark Carney avait pris sa défense, malgré la controverse.La Chine utilise diverses tactiques pour mener des opérations de répression transnationales
, ont indiqué en conférence de presse des représentants du Bureau du Conseil privé et du Groupe d’experts du Protocole public en cas d’incident électoral majeur. se déroulent sur les plateformes de médias sociaux où les utilisateurs sinophones au Canada sont très actifs, dont Facebook, WeChat, TikTok, RedNote et Douyin, une application sœur de TikTok pour le marché chinois
.
Les acteurs malveillants se donnent beaucoup de mal pour dissimuler leur rôle dans les activités d’ingérence à l’étranger, a expliqué Laurie-Anne Kempton, du Bureau du Conseil privé. Les rapports de renseignements indiquent que l’un des comptes Facebook utilisé dans le cadre de ces activités est depuis toujours lié aux autorités gouvernementales chinoises.
l’amplification d’un faux avis de recherche
au nom de M. Tay, ainsi que la diffusion de commentaires désobligeants
à son égard.afin qu’ils cessent certaines activités considérées comme hostiles
. Ces proches sont également menacés de mesures coercitives, y compris la détention
.La Chine mobilise aussi des acteurs étrangers pour surveiller des personnes au Canada et pour faire des rapports à leur sujet
, a encore précisé Mme Kempton.L’opération de répression transnationale représente une forme particulièrement grave d’ingérence étrangère, a ajouté Mme Kempton. Elle sert à réprimer la liberté d’expression et les droits démocratiques.
Ces tentatives ne seront pas tolérées
, a-t-elle assuré.Pas un acte isolé
ces activités n'ont pas d'incidence sur la capacité du Canada à tenir des élections libres et équitables
, y compris dans la circonscription de Don Valley North.
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